LES 3 STYLES DE DANSE ORIENTALE EGYPTIENNE

 

LE SHAABIdanse_egyptienne_01

Cette appellation comprend deux aspects diff√©rents: Le Sa√Įdi, musique du sud de l’Egypte aux rythmes lourds et √† la m√©lodie lancinante, et le Shaabi √† proprement dit, qui est issu des villages ruraux et des petites villes de toute l’Egypte. Le Shaabi fait partie int√©grante de la vie des paysans. Le style Shaabi est rustique et fier. Le centre de gravit√© du corps est plac√© dans le bassin, accentuant le cot√© terrien de la danse.

 

 

 

LE BALADIdanse_egyptienne_02

C’est le style urbanis√© ayant pour origine les chansons de la campagne. Il s’est d√©velopp√© en Egypte au d√©but du si√®cle, lorsque la crise √©conomique for√ßa les paysans √† se rapprocher des villes. De cet exil, jaillit une musique vibrante exprimant la passion et la joie aussi bien que la douleur. Entre tradition et modernit√©, le style baladi refl√®te avec sensibilit√© l’√Ęme √©gyptienne. Le bassin est le centre de mouvements lourds et fluides, l’√©nergie est plus contenue que dans le Shaabi. Le Baladi √©voque une sensualit√© terrienne, faite de retenue, de puissance et d’√©motion.

 

 

 

danse_egyptienne_03

Photos : Bernard Abitbol et Soly Fargeon

LE SHARQI

La forme sharqi ou ¬ę classique ¬Ľ fut √† certaines p√©riodes √©lev√©e au rang de danse de cour dans les palais royaux arabes des Xe et XIe

si√®cles et durant l’√®re ottomane au XVIIIe si√®cle. Le Sharqi connut une heure de gloire dans les ann√©es 1940-1950, √† travers le cin√©ma √©gyptien qui met en lumi√®re des danseuses stars comme Samia Gamal, Tahia Carioca ou Na√Įma Akef. Le style sharqi se reconna√ģt √† son caract√®re lyrique. Il se d√©finit par des gestes amples, de gracieuses arabesques des bras et du corps et par une grande fluidit√© dans les d√©placements.